Avant de partir pour “Le temple le plus romantique de toute l’Egypte”, nous nous sommes rendus dans les anciennes carrières d’Assouan où l’on peut voir l’obélisque inachevé. Pour dégrossir les pierres et les détacher, on utilisait simplement de l’eau pour faire exploser le granit. Puis, avec une simple pression avec des bouts de bois, on peut déplacer le granit.


En attendant le groupe (les carrières, c’est bien sympathiques mais bon…), je me suis aventurée dans le cimetière fatimide situé juste en face. Magnifique.

Les Egyptiens ont une magnifique conception de la vie. En face de ce cimetière, vous pouvez trouver l’hôpital (pas mal quand même) et de l’autre côté, les carrières de pierre d’où se dégage beaucoup de poussière. On sort de la poussière pour vivre, on finit ses jours à l’hôpital, on est enterré dans le cimetière et on redevient poussière… ce pragmatisme ambiant m’a fait sourire.
Notre van a repris sa route, direction Philae.

Effectivement, ce temple est ULTRA romantique. Pour y accéder, il faut prendre une barque motorisée qui laisse une odeur… comment dire…

Après avoir accosté et éviter les jeunes vendeurs de tête de Ramsès en carton, Ahmed nous a fait une visite particulièrement intéressante. Mais je vous laisse juger par les photos. 
L’empereur Trajan a trouvé l’endroit tellement beau qu’il s’y ai fait construire un kiosque dans le plus pur style égyptien.





Au retour, on arrive au petit village de pêcheurs de Philae. Vraiment très joli.

Nous sommes repassés par le haut barrage, celui que j’avais déjà vu la veille. Le gros. J’avais oublié de dire que, outre le fait de produire de l’électricité à tout le pays, voire le Proche-Orient, il a permis de réguler les crues du Nil. Malheureusement, les Nubiens qui occupaient la région maintenant enfouie sous le lac, ont dû fuir. Beaucoup de temples ont été ensevelis et maintenant qu’il n’y a plus de crues du Nil, le limon naturel ne fertilise plus la terre. Les Egyptiens font alors appel à des fertilisants chimiques de composition parfois douteuse.
Après l’arrêt photo, Ahmed nous a emmené dans l’endroit le plus oppressant que je connaisse. Il s’agissait soi-disant de l’Institut du Papyrus. En réalité, ce n’était ni plus ni moins qu’un supermarché de dessins sur papyrus tous plus laids les uns que les autres. (Il y avait même la passion du Christ sur papyrus, parfaitement!!!) On était encerclés par une douzaine de “vendeurs” qui nous suivaient, chacun retenant son souffle dès que l’un de nous pointait du doigt, un des “tableaux”.
A notre sortie, nous avons été assaillis par des gamins qui vendaient des bracelets, des marques-pages… 15 pour 1 euro. Nous nous sommes engouffrés dans le van et direction bâteau… L’après midi, sortie nature!