Ce samedi matin, réveil à 4h01. Ma soeur n’a pas ronchonné. 4h50, nous étions dans le couloir, notre mini-bus nous attend. On récolte encore quelques personnes sur un autre bateau puis nous montons dans un canot où un petit déjeuner nous est servis (et toujours pas de jus d’orange… ahhhhhhhhhhhhhh)
Le canot nous déverse sur l’autre rive où un autre bus nous attend. Il faut qu’on se dépêche, l’aube pointe son nez. Après une rapide explication des règles de sécurité et comment réagir en cas d’atterrissage raté, nous sommes invités à monter dans la nacelle. On s’est vite retrouvés à 20 personnes, réparties selon le poids. Je suis installée entre ma soeur et une des plus belles jeunes filles du monde, j’en suis jalouse d’ailleurs.
Les flammes commencent à surgir et à me brûler le cuir chevelu, par la même occasion.
Mais le ballon monte… monte… tout comme le soleil qui laisse poindre ses premiers rayons, par delà les dunes de sable. La vallée du Nil est à mes pieds.
Cette vallée que j’avais tant imaginé. Ce sable, ces palmiers, ces dunes ouvragées telle de la dentelle grâce aux multiples portes des tombes ou aux fouilles archéologiques.
La vue est éblouissante, le panorama est splendide. Le ciel est violet, puis rose. La lune se fait discrète.



Les 40 minutes sont passées à une vitesse folle. L’atterrissage fut tout doux. A notre descente de nacelle, l’équipage nous invite à deux pas de danse pour marquer notre 1ère montée en ballon. Puis nous remet un certificat.
Je pense que ma soeur est contente de son cadeau. Dans le minibus qui nous ramène, je demande l’adresse de la plus belle jeune femme du monde car, j’ai remarqué qu’elle avait oublié son appareil photo et donc, je me suis proposée gentillement de lui en envoyer. La dite demoiselle, ravissante blonde aux yeux bleus est québécoise mais vit à Paris et vient passer 4 jours à Louxor avant de partir au Caire pour retrouver des amis.
Quand je remonte sur le bâteau, il est 7h30. Petit déjeuner rapide puis on retrouve mon père pour l’excursion suivante, un tour en calèche de 2heures, dans le Louqsor non touristique. L’envers du décor pour ainsi dire, le tout savamment orchestré par Ahmed.
J’ai pu ainsi me promener dans le Louqsor catholique, le Louqsor des pauvres… ceux que l’on relègue aux frontières avec le désert. Nous avons fait un tour dans le souk, le vrai, pas le touristique. Etal de poissons “frais” en plein soleil, en proie aux mouches. Gros morceaux de viande étalés sur des papiers journaux: queue de boeuf, pied de boeuf, tête de veau… Tout est à manger!
Les gens étaient intrigués de voir des touristes ici. Je crois que c’est ce qui m’a le plus plu. J’aurai aimé foncer ma peau, mes yeux, mes cheveux et enfiler une djellaba pour pouvoir passer inaperçue et découvrir à mon rythme, la richesse de la vie à l’égyptienne.
De retour au bâteau, ma soeur a invité Jérémy, le jeune homme qu’elle convoitait pour moi (merci de jouer les entremetteuses) à se joindre à nous pour aller au Musée de Louqsor, à 17h. Argumentation de ma soeur: il est super gentil et habite à Paris… super!!!
Le musée est vraiment très bien. Sauf que les médiateurs culturels sont des flics en uniforme. Les statues sont bien mises en valeur, les salles limpides, les cartels contiennent juste ce qu’il faut d’information… vraiment très intéressant. Et les deux momies visibles sont impressionnantes… j’en ai eu la chair de poule!
Par contre, le fameux Jérémy est venu avec Vincent et la famille Bidochon, les trois rescapés de son groupe de touristes. Jérémy et Vincent sont des muets sur pattes. Malgré nos tentatives d’amorce de phrase… Dès qu’on leur adressait la parole, c’était comme si:
- on les réveillait
- on les agressait.
Du coup, on a lâché l’affaire. Et les Bidochons… la fameuse Josiane… j’ai crû que j’allais la gifler. D’ailleurs, Jérémy s’est excusé de ne pas avoir réussi à se débarasser d’eux. La foldingue beuglait tant qu’elle pouvait et son mari avait bouclé le musée en 5 minutes top chrono. Après 1h30 de visite d’un musée vraiment passionnant et étonnant, retour au bâteau, dernière trempette dans la piscine devant le coucher du soleil, douche et valise… snif…
Je n’avais pas envie de partir car je sais qu’il me reste encore beaucoup à voir (le Caire, Alexandrie) et j’ai peur de ce qui m’attend (les cours, les colocs) ou pas (Ken, no comment)
Je me sens vraiment bien ici. Voguer le long du Nil est sincèrement une très belle expérience et cela restera un formidable souvenir. Je n’ai qu’une envie: revenir pour découvrir le reste du pays et voir les fameuses pyramides!!!
























































